Le Val Sissone dans le Haut Valmalenco. Au fond, le Mont Disgrazia.

Valmalenco 2019

En juillet 2019, la sortie d’été de l’ASAM a été programmée en Italie, dans le haut du Valmalenco.

1er jour.

Le covoiturage étant la règle, trois voitures sont prévues pour le voyage. Donc 10 personnes au total.

Après une route sans encombre, nous avons franchi le Schplugenpass vers 12h00 et un petit lac du côté italien nous a fourni un bon coin pour notre repas de midi. La longue descente de ce col est vraiment incroyable et les virages sont très très serrés ! Arrivée vers 16h00 à Chiareggio.

Le lac au pied du Schplugenpass.

Notre hôtel.

Et c’est le repas de midi.

Au petit déjeuner.

2ème jour.

Petit déjeuner tôt le matin, et départ à 08h00 pour le Val Sissone. Il s’agit d’une mise en jambe, et d’une reconnaissance des difficultés de la Via 3 qui monte au refuge du Grande Camerini. Tout d’abord, le chemin est aisé jusqu’au lieu dit la Forbesina. Puis, le sentier se perd dans la forêt de mélèze, au bord du grand torrent. Ensuite, les premiers pierriers sont traversés. Beaucoup d’études sur les gros blocs. On y voit déjà des traces d’Epidote, de Pyrite, et même des traces d’Aigue-marine !

Puis le sentier devient de plus en plus difficile. Notre équipe est arrivée à la cote 2500m, mais le pic du Cima Rosso est encore loin…car c’est notre objectif.

Mais, vers 14h00, le ciel se couvre, puis s’assombri. A la surprise générale, je fais signe à tous que c’est le moment de redescendre au plus vite pour retrouver le sentier. Cela fait longtemps que nous sommes en hors piste, et au vu du terrain très pentu, et d’un seul passage dans les falaises, il ne faut pas se retrouver dans les nuages ou pire, dans un orage. Une descente rapide est menée, mais trop tard ! Bref, une pluie généreuse et brutale nous mouille subitement. Nous n’avons même pas eu le temps de mettre les équipements que nous étions déjà trempés.

Après cet épisode, retour à l’hôtel vers 17h00, par le même chemin. 

Départ à 08h00.

Vers le fond du Val Sissone.

Christine, Emma et Christian.

Premiers pierriers.

Paris.

Première grande montée : 300m.

Le sentier est dans les falaises.

Claire.

Christine et Claire.

Dans la forêt de mélèze.

Loïc.

Et premiers ruisseaux.

Au fond: l’hôtel.

Et on attaque la 2ème montée: 300m de plus.

C’est déjà midi.

Cima Rosso (à gauche) et Vazzeda.

3ème jour.

A 07h30, tout le monde au petit déjeuner, puis à 08h00 c’est le départ. Aujourd’hui, nous allons nous répartir dans deux voitures et changer de vallée. Redescendre jusqu’à Chiesa à travers la route improbable dans la montagne et les carrières de serpentine. Une route de la largeur de la voiture avec de rares passages d’évitement…sans parapets bien sûr, car ce serait trop simple ! Et évidemment, on rencontre un bus et un camion qui eux, remontent. Puis la remontée vers le Lago Di Gera se fait par une route du même type. Ce lac est à 2000m d’altitude. Parking de la voiture au pied d’un grand barrage. Départ de tous à 09h30 vers le refuge Bignami qui est atteint en un peu plus d’une heure. Puis de là on remonte doucement dans une belle vallée vers le Sasso Moro. Les gisements se trouvent à gauche, jusqu’à la crête qui surplombe le lac.

Sitôt sur place, pas le temps de traîner. Les recherches sont de suite menées dans le pierrier aux serpentines. On y trouve de la Ripidolite (une variété de Clinochlore) accompagnée d’un minéral très rare en nodule et couleur lie de vin : la Titanehumite. De nombreuses veines de Magnétite sont visibles dans les blocs et rochers. Avec de la chance ont peut trouver de petits octaèdres de ce minéral, mais elle est généralement massive. Dans des veines de Calcite, il est possible de trouver de la Pérovskite brune, mais cela reste vraiment rare. Théobald a trouvé un bloc avec des encroûtements vert de nickel: de la Morenosite.

Le Sasso Moro.

Encore!

Emma.

Christine et Etienne.

Ripidolite (Clinochlore) du Sasso Moro. Ch10cm

Titanehumite. Ch8cm

Perovskite du Sasso Moro. Ch5cm

Rencontre!

Pierrier aux minéraux.

Les recherches commencent.

Le pierrier aux serpentines.

Ripidolite. Ch10cm

Titanehumite et Ripidolite. Ch13cm

Morenosite. Ch5cm

4ème jour.

Tout le monde se retrouve à 07h30 pour le petit déjeuner. Une équipe composée par Théobald, Emmanuelle, Christine, Etienne, Paris et moi-même, allons tenter d’atteindre le site à Aigue-marine et Hessonite, ainsi que les Epidotes. Après l’échec du premier jour, nous étions motivés pour y arriver. Refaire le même sentier…et affronter les mêmes difficultés de la Via 3 ! Mais il fait un temps superbe, et c’est l’occasion. Les montées très raides ont été vaincues et nous avons mangé le repas de midi dans les immenses pierriers vers la Cima Rosso, à 2500m d’altitude. Il se trouve que je ne me souvenais plus du parcours. On est en hors piste depuis longtemps. Nous attaquons une espèce de crête très raide. Mais plus nous montons, plus les névés sont importantes, à droite comme à gauche.

Et c’est vers 14h30 que nous arrivons au bout de cette crête. Des névés de plusieurs mètres de neige tout autour de nous ! Le GPS indique une altitude de 2750m. Une photo mémorable du groupe a été prise. Une vue époustouflante sur des sommets au loin. Nous sommes très haut. Trop haut en fait, car je me suis trompé et nous avons dépassé l’altitude des Béryls de 150m, ce qui est énorme en montagne. De toutes façons, les sites de Béryls, Hessonite et Epidote sont sous la neige, ce que je n’avais jamais vu. C’est la montagne qui décide toujours, mais personne ne regrette cette petite promenade. Cela ne nous empêchera pas de chercher dans la descente et nous avons trouvé un gros bloc avec de la Ferropargasite. Il a été débité en morceaux et nous avons partagés les échantillons. Le groupe est resté uni toute la journée, et c’est cette cohésion de groupe qui nous a permis de monter aussi haut, de nous surpasser. La descente a été longue, puis le sentier dans les falaises a été vite retrouvé.

 

Et c’est reparti au Sissone!

Le soleil tape dur…

Christian prospecte.

Des névés de part et d’autre.

Ferropargasite de la Cima Rosso. Ch7cm

Aigue-marine de la Cima Rosso. Ch5cm

Epidote du torrent Sissone. Ch12cm

C’est tout là-haut!

Etienne à faim. Au fond la Cima Rosso.

En recherche de minéraux.

L’équipe à 2750m.

Ferropargasite. Ch6cm

Epidote de la Baroni. Ch4cm

Grenat Hessonite de la Cima Rosso. Ch5cm

5ème jour.

Ce matin, petit-déjeuner à 08h00, c’est la grasse matinée. Et pour cause : il a neigé cette nuit ! Tous les sommets ont blanchis, la neige commence à 1900m. Très beau spectacle, mais pas de marche aujourd’hui. D’ailleurs personne n’en a envie ! Aussi, nous avons fait une réunion de minéralogie sur les échantillons trouvés. Réunion très studieuse avec partage d’échantillons dans la grande salle de séjour pour séminaires et réunions.

Ce séjour s’est passé trop vite. Mais l’isolement, loin de tout, nous a fait du bien et tous ont été enchantés. Il a été décidé que la sortie d’été se renouvellera l’an prochain ici.

Il a neigé cette nuit!

Réunion minéralogique et analyses.

6ème jour.

Petit-déjeuner à 07h30 et c’est la séparation, chaque voiture fait son trajet à sa vitesse. Pour ma part, j’ai proposé de revenir par le col de la Bernina. Puis, direction Chur en Suisse. Superbe séjour, qui n’a pas manqué de nous donner un brin de nostalgie au retour.

Lever de soleil au Sissone.

Retour par la Bernina.

Il y a aussi des gentianes là-bas!.